du 6 juin au 8 juillet 2009
Thomas LEON
LIGHT INCIDENT
BENJAMIN SEROR - PERFORMANCE LE SAMEDI 13 JUIN A 19H :
LE KAMMERSPIEL DE THOMAS LEON
Les travaux de Thomas Léon se déploient principalement à travers la vidéo numérique. Ce sont des installations complexes et condensées, explorant un environnement urbain anti-romantique (habitats collectifs, urbanisme périphérique) investi d'une tension émotionnelle forte au travers d'images et de sons de synthèse. Ses productions entretiennent des relations avec le cinéma structurel et accordent une grande importance à la forme et au mode de construction de l'œuvre. Ses installations ont une dimension réflexive, rendant explicite le mode d'apparition de l'œuvre (le temps de déroulement du film) autant que l'action du spectateur (le temps passé à parcourir l'installation).
L'exposition s'articule autour de -The Time Machine - (2009), installation vidéo inspirée du roman éponyme d'Herbert George Wells (1895). L'auteur livre un récit d'anticipation très influencé par les développements scientifiques et le contexte politique de son époque. Le roman est également contemporain de la construction des premiers métros et des réflexions sur les cités-jardins. Il met en résonance un ordre social bipolaire avec l'organisation urbanistique du début du 20ème siècle en faisant des conjectures sur leurs développements conjoints.
L'installation -The Time Machine - se focalise sur des lieux emblématiques, (la Cité Universitaire Internationale à Paris, les tunnels du métro) envisagés comme décors possibles du récit de Wells. Elle les parcourt et révèle les tensions qui les traversent encore en mêlant à cette déambulation une réflexion sur le territoire et ses représentations à l'ère du numérique. L'installation a été réalisée à l'invitation de Glassbox et de la Cité internationale universitaire de Paris dans le cadre de leur programme "Acteurs Autonomes.
Une série de tirages photographiques en noir et blanc, les - Lightmaps - (2009) répond à l'installation. Ces images sont des représentations synthétiques d'espaces virtuels et des valeurs d'éclairement de leurs surfaces. La traduction de ces valeurs en niveaux de gris et leur organisation dans l'espace du tirage font se croiser les fondamentaux de la photographie avec l'imagerie informatique et la cartographie. Sont également proposées les deux vidéos - High Latency - (2007) et - Exposition automatique - (2008). Ces explorations d'habitat rationalisé sont toutes deux construites autour d'un travelling continu, à partir duquel l'œuvre se déploie comme une aventure où se croisent des références à l'architecture et au modernisme. Ces deux pièces sont présentées sur moniteur dans un dispositif binoculaire inédit.
The Time Machine, installation vidéo, a été réalisée avec le soutien de la DRAC – Direction régionale des affaires culturelles – Île-de-France – Allocation pour l'achat de matériel, 2008.
Thomas Léon et la galerie Isabelle Gounod ont souhaité inviter Benjamin Seror à réaliser la performance - Le Kammerspiel de Thomas Léon - dans l'espace d'exposition le samedi 13 juin 2009 à 19h.
Le Kammerspiel est un terme inventé par August Strindberg pour désigner quatre courtes pièces de théâtre écrites à l'automne 1907 pour un théâtre qu'il imagine redimensionné à l'échelle d'un intérieur bourgeois du début du siècle pour s'attacher à décrire les tensions psychologiques des différents personnages en nous plongeant directement au coeur de leurs pensées où par effet de gros plan le théâtre de chambre devient un théâtre de tête, plongé dans la pensée de chacun des personnages. Le Kammerspiel de Thomas Léon est une performance construite à partir de l'exposition, et dont le mode de narration se situe entre la conférence et la chanson de geste. Il sera question de paysage, de sa capture, de sa restitution, d'Hubert Robert, du continu, du neutre et de son intensité possible à la lumière de Roland Barthes, et de savoir si tout cela ou non constitue un théâtre de la pensée.
Né en 1981 à Dijon, Thomas Léon vit et travaille actuellement à Paris..
Ses installations ont notamment été présentées lors des expositions suivantes : Les enfants du sabbat 07 - au Creux de l'enfer, Centre d'Art Contemporain de Thiers en 2006, Multipolaire à la Halle 14 de Leipzig (Allemagne) en 2006, Filterbox à Glassbox (Paris) en 2006, Le syndrome de Broadway au Centre d'Art du Parc Saint-Léger à Pougues-les-Eaux en 2007, Science et fiction à la Générale en Manufacture (Sèvres) en 2008. Ses travaux vidéos ont été diffusés dans le cadre de la saison vidéo 2008 des Rencontres Internationales Paris/Berlin/Madrid 2008, au sein du programme Macula sur la chaîne Souvenirs from earth en 2009.
http://www.thomasleon.net